Dimanche 21 août 2011 7 21 /08 /Août /2011 14:36

J'ai enfanté le vent
Sa frime et son amant
Autant que de sa prime
Je lui disais : "attends"
Je savais sa déprime
L'abîme de son rang
Qu'on donnait pour estime
Mais qui valait trois francs

J'ai engrossé la brise
En deux ou trois arpents
Je lui ai fait la bise
Fichu d'un pieu croyant
A la place d'Elise
Au piano bien branlant
L'espoir était de mise
Le rêve au plus offrant

Mais la rime a flanché
A deux pas de ces Champs
Paris s'est délitée
En brumes d'Orléans
Les notes du passé
Sonnaient encore aux temps
Où les fleurs fanées
En décoraient le banc

Par Tilou8897 - Publié dans : la Fille du Rien
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Vendredi 19 février 2010 5 19 /02 /Fév /2010 22:16
Non. Je n'aurais pas de surprise. Je ne te demanderai jamais de compte parce que tu comptes pour moi et que la vie est fichue comme ça... Y en a qui aiment suivre les lignes droites, d'autres qui aiment les chemins de traverse... Et y a des gens qui sont faits pour prendre les transversales. Je ne suis ni des uns, ni des autres. Je ne prends pas non plus les transversales. J'ai arrêté d'arpenter les rues, il y a quatre ans. Quand j'ai eu mal. Quand je me suis rendu compte qu'en fin de compte ce que l'on se prédisait comme être la fin du monde, n'était que la fin du moi et le début des autres. Le point de départ d'une non vie. Le commencement d'un autre rapport au monde, à toi, à elle, et celles qui ont été avant ou après. L'éternel recommencement de ce deuil qui s'accroche à mon porte-clé et qui me rappelle à chaque instant, qu'il n'est rien d'important que celui d'avancer, d'aimer les choses comme elles viennent, comme elles sont.
Je n'ai pas besoin de savoir car je sais. Le détail importe peu ; le rêve que tu as fait, le chagrin, le malaise, l'épreuve n'enlève rien, ne change rien à mon monde. Le mien ne bouge plus : il est en deuil et il accueille tout ce qui vient. Je n'ai plus rien à dire sur les choses, je me contente de les aimer, de leur donner ce qu'elles veulent bien me demander car je n'ai que cela à offrir car l'intérieur est aussi vide que l'extérieur paraît empli. Je ne regretterai jamais d'être à côté ou à tes côtés ou bien ailleurs car je préfère cela plutôt qu'offrir à cette idée morte un cercueil qui me ferait l'oublier.
Par Tilou8897 - Publié dans : Une autre histoire
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Dimanche 14 février 2010 7 14 /02 /Fév /2010 22:18
Si d'haine n'est point troublant
Que les corps s'enchaînent
Et versent au firmament
L'inverse de la rengaine
Qu'ils s'enchantaient d'avant
Si reine ainsi soit-elle
Qu'elle préfère faire des gens
Des points sur la dentelle
Des routes sur le vent
Si vaine de son rang
Car elle n'est que mondaine
Elle rend les couleurs blêmes
Et tue l'ancien amant
Elle sera la vilaine
A tes yeux l'évident
Vidée de ce qui saigne
De l'antre à l'innocent
Et même si tu l'aimes
Et même si tu la prends
Tu n'auras pas son règne
Derrière ses mains d'enfant
Puisqu'elle n'est pas reine
De ce que tu lui tends
Par Tilou8897 - Publié dans : Une autre histoire
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Lundi 25 janvier 2010 1 25 /01 /Jan /2010 22:15
On le sait, on le sent. Ca se remet en marche, on ne sait trop comment. Ca commence par un regard, par une blague entre collègues à laquelle on répond en souriant. C'est plaisant mais ce n'est rien. On sait que la chape de plomb dans laquelle on est enfermé, ne saurait y céder. Et puis, ca continue, il y a des images qui reviennent qu'on amalgame. C'est un mirage, une illusion d'optique et puis, elle a tellement de points communs, cette histoire avec les anciennes. On ne peut pas refaire plusieurs fois le même chemin. Du moins, on essaie de s'en convaincre. Et puis l'autre elle, son ombre et son petit bout. Elle lui ressemble sans le petit bout. Alors on avance et ça ressemble à l'autre elle sans le petit bout. Et les souvenirs reviennent, on se rappelle son arrière-goût de « sans petit bout ». Et puis l'autre petit bout, il est là, il s'est substitué, on a voulu refuser mais ça faisait trop mal et puis, ça ne nous ressemblait pas. On ne sait pas faire ça. On ne sait que prendre ce que reste de bien et le serrer dans ses bras. Et on avance. On n'aura pas le temps, on n'aura fait que se connaître, incapables que l'on est de se provoquer l'occasion, d'échanger quelques mots pour se donner une excuse pour après. Il faudrait que le hasard fasse son œuvre mais l'on y croit si peu. Alors on se regarde, on entend ce battement revenir battre doucement, mettre en morceaux ce mur de ciment qu'on avait coulé. On se regarde et ça vient même chatouiller les rêves pour coincer un peu plus les mots dans le gorge dès qu'on effleure le sujet. On n'est sûrement trop bêtes, à garder ce silence mais quelque part, c'est tellement mieux que si le charme se rompait. Et puis, tu voudrais lui dire quoi ? Comment expliquer ce que tout ça met en jeu dans la tête ? Comment t'expliquer ce que tu comprendras sûrement mais ce que tu n'accepteras pas, à la longue ? C'est pas comme si c'était ta fille, pas comme si t'étais son père. Comment te dire ce qui m'attire et te dire, de ne pas t'en faire, si tu as l'impression que je m'enfuis ? Quel bordel viendras-tu inscrire en plus dans l'histoire ? Combien de crises de nerfs, de portes qui claquent pour finalement se dire qu'on se comprend ? Combien de temps pour se rendre compte qu'on a raté le coche ? On sera déjà ailleurs quand on se rendra compte qu'on allait nulle part pendant qu'on cherchait à aller là-bas.
Par Tilou8897 - Publié dans : Une autre histoire
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Vendredi 8 janvier 2010 5 08 /01 /Jan /2010 22:13
Je suis là... Je suis complètement KO après une semaine harassante et pourtant où j'ai l'impression qu'il y a un tournant. Je ne sais pas si le virage part à gauche ou à droite mais je sais qu'il va falloir que je reprenne des décisions, que je fasse des choix, que je n'ai pas le droit, ni le moyen de prendre tout de front. Je veux tout garder et je veux aller là-bas aussi. Je voudrais dessiner un avenir mais j'ai du mal à savoir où vous serez, toi et elle. J'ai toujours du mal à comprendre pourquoi il faut que je te donne alors que toi, tu fais silence pendant des mois. Tu ne me dis rien et quand tu m'avoues les choses, tu me le dis à demi-mot et tu me regardes. Comme si tu attendais une réponse de ma part, comme s'il fallait que je te dise oui pour que tu me dises non. Peut-être que je me trompe comme j'ai pu me tromper, il y a quatre ans. Il y a des choses que je ne vois pas, que je ne sais pas deviner. Il y a des choses que j'ai besoin d'entendre pour éviter de douter. Je sais que dans le fond, tu tiens à moi de la même manière que je tiens à toi, de la manière que tu tiens à elle comme j'y tiens aussi. Je ne sais toujours pas parlé, les mots se coincent dans la gorge quand je veux parler d'elle. C'est étrange de la tenir dans ses bras et de lui donner l'affection que je ne peux pas te donner. 
Ca va loin tout ça... Je suis incapable de prendre une autre route car elle est là. Et toi aussi. Tu sais très bien pourquoi. Y a peut-être du mensonge pour décorer la vérité mais ce qui est réel, c'est que pour moi, cela ne change rien. Vraiment rien. Sûr que je préfèrerais revenir de tout ça et faire les choses comme tout le monde mais, tu le sais, ça serait comme si je la tuais une seconde fois. Et je n'ai pas envie de ressentir encore cette culpabilité. Je n'ai pas envie de prendre le mauvais rôle une nouvelle fois. Ça va faire deux ans qu'on navigue comme ça. Je suis resté fidèle à un mirage. Et pourtant, quand je la tiens dans mes bras, j'y crois encore. 
Il faudra peut-être qu'un jour, elle ait une « demi-sœur » pour que le chemin paraisse plus droit... Mais même en disant cela, tu sais bien que la situation est suffisamment bordélique pour que ça dise rien sur ce qu'il sera demain.
Par Tilou8897 - Publié dans : Une autre histoire
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Samedi 12 décembre 2009 6 12 /12 /Déc /2009 16:31
Dis-lui que mon âme est partie à la Loire
Qu'elle a traversé le miroir
A défaut d'avoir mis
Un silence à chacun de ses pieds
Dis-lui que le temps n'est qu'un boudoir
Une commode à tiroir
Dont on a perdu la clé
Dis-lui que je n'ai pas le pouvoir
De bâtir ce château de sable
Qui resterait debout
Dans nos pires marées

Dis-lui qu'on lui laisse la folie
Des livres mal écrits
Et un rêve de compromis
Promets-moi qu'elle sera belle
Cette idée, cette demoiselle
Qu'elle aura du bonheur
Dans le creux de ses paumes
Qu'ils seront quinze à la douzaine
Quand elle n'aura plus de doigts
Sur chacune de nos mains
Dis-lui que nos manques, nos inconsciences
Se marieront à l'offense
D'une faute qu'on excuse
Par un corps qui se plaint
D'avoir connu la faim
Des riens dont on s'accuse

Dis-lui que notre encore est plein
Et nos désirs sont vides
Qu'elle est là chaque matin
Lorsque nos peaux livides
Reflètent tous les mots invalides
Qu'on voulait en son sein
Dis-lui tous les songes
De l'hiver qui parcourent nos méninges
Tous les vastes mensonges
Qui tachent encore nos linges

Dis-lui que tout cela n'est rien
Qu'on n'est pas là pour luire
Qu'on n'est pas là pour faire
Qu'on n'est pas là pour dire
Ce qu'il lui faudra faire
Qu'elle pourra croire
Que l'on est des salauds
Qu'on a été pour fuir
Le joli mois de mai
Dans ce pays de cire
Où les poupées ne sont
Qu'une ombre que l'on aspire
Pour demander pardon

Que disent les amants
Quand à leur ombre indigne
Reflète le diamant
Qui se joue bien des lignes
Des âges et de ses plans
Que disent les simples gens
De ses foutaises divines
De ces palais trop grands
Quand l'or porte la guigne
Révèle à l'indécent
Que ces brindilles au vent
Ont fait ce que les cygnes
Cachent au bord de l'étang

http://www.lapassiondespoemes.com/?action=viewpost&ID=22113&cat=8

Par Tilou8897 - Publié dans : Une autre histoire
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Dimanche 7 octobre 2007 7 07 /10 /Oct /2007 15:49

Et tes mots posés là
Et mes maux dans tes bras
Et ses eaux qui reviennent
Ta peau terre de Sienne
C’était beau sur tes pas
Les bateaux en ciseaux
Qui l’emportent tout là-bas

Les marmots qui sont là
Dans le creux de nos bras
Et ces vœux qu’on fait pas
Nos yeux rêvent tout bas
C’est si beau quand t’es là
Et ton sein s’emplit d’eaux
Quand t’accroches à mon mât

Et tes mains posées là
Nos demains dans les draps
Le matin qui l’enseigne
Et ma peau qui le saigne
C’est peut-être pas ça
Des sornettes qu’on croit
Et ton corps qui se ploie

Un tableau sans peinture
Les ratures
Sur l’autel des maux
Les rameaux
En suture
Et le cœur en travaux

Las des blessures
Des temps falots
Et l’halo des armures
Qui en sève sans cerveau
Nous murmure très haut

Et tes mots laissés là
C’était juste le vent
Le besoin de tempête
Et la mer en allants
Une envie d’illusion
A nos yeux sans soleil
C’était juste le temps
De nos mains qui se guettent
Pour l’orgie de passion
Une idée que l’on jette
A l’hôtel des raisons
C’était juste un instant
Le temps d’une merveille
Que l’on veille mais qui n’attend…
Par Tilou8897 - Publié dans : Une autre histoire
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Dimanche 7 octobre 2007 7 07 /10 /Oct /2007 03:01

Ecrire. T’écrire. Lui écrire… Encore… Comme si notre vie en dépendait. Comme si on y croyait. Comme si la vie sans cette littérature de deux sous ne pouvait exister. Ecrire même quand tu es saoul. Quand tu es seul… Et saoul. Faire rimer quelques mots, inventer une mélodie à la face du monde qui s’en fout.

J’ai tellement de mots bloqués en dedans. J’ai tellement de mots un peu fous. Tu vois, je ne sais pas vraiment si je pourrais dire un jour nouveau, à nouveau « nous ». Est-ce toi qui fais la moue, est-ce moi qui ne sais plus sourire que dans le dégoût ? Est-ce un tout ?

J’ai la mémoire un peu folle qui me rappelle ce bébé plein de formol. Cet enfant qui a vécu le temps d’un été, à peine… Avant de mourir dans ton ventre asphyxié… Ca manquait d’air, de perspective… Ca sentait la misère et l’esquive…

Où es-tu maintenant, où l’as-tu enterré ? D’aussi loin que je me souvienne, tu n’avais pas de terre, que la couleur, celle de sienne.

Ecrire, mourir… Pour oublier de vivre… Pour passer le temps… Oublier qu’un temps, tu as rêvé de ça… Et maintenant… Que les mois ont passé, que tu as presque l’idée… De recommencer à vivre… De l’entourer de tes bras et de l’aimer… Ecrire n’existe pas si ce n’est pour soulever le voile des années, des images qu’on ne veut plus, qu’on ne veut pas…

http://lettresdurien.blogspot.com/
Par Tilou8897 - Publié dans : la Fille du Rien
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Jeudi 27 septembre 2007 4 27 /09 /Sep /2007 20:27
A marcher sur cette terre
La tête en procession
Et le cœur en misère
Je suis allé au cimetière
Où l’on enterre les fées
Les berceaux des illusions
Des fois qu’elle serait passée

Je sais bien qu’elle t’aime
Même si elle n’est pas venue
Ni même fait déposer
Un bouquet de chrysanthèmes
Sur la pierre inventée
Dont on ne se souvient plus

Faut pas lui en vouloir
Ni même la juger
Quand on rime au hasard
Il faut bien jeter les dés
Les recouvrir de fard
Fermer les paupières
Surtout bien l’enterrer

Si ça n’aide pas la misère
Faut bien l’abandonner
L’on n’est pas père
Comme l’on naît mère
Et surtout en été
Sur l’autel d’un serment
Qu’on n’a jamais prêté

Ca sert à quoi de pleurer
Une idée, un enfant
Si ce n’est de prouver
Qu’on arrache bien les ailes des fées

http://lettresdurien.blogspot.com/2007/09/on-arrache-bien-les-ailes-des-fes.html
Par Tilou8897 - Publié dans : la Fille du Rien
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Mardi 28 août 2007 2 28 /08 /Août /2007 15:24

 

Et si on oubliait l'été


Un bourgeon qui s'efface
Sur la trace d'une illusion
Une maison pleine de strass
Et la glace de nos raisons

Il n'y a plus de trace
Ni même de saison
De jonquille sur ta place
Pour lasser l'effusion

Qu'importe que j'emplisse
Alors tes alluvions
que je te pousse un lys
En mal d'émotion

Si les morts s'entassent
Au rythme de ces rêves
Qu'aux beaux jours on enlace
Que la nuit nous enlève

Y des fois un peu trop de lumière
Qu'on pourrait se croire l'été
Alors si fois l'on pouvait se refaire
Se défaire des étoiles pleurées

Les sourires d'hier
Qu'on croyait envolés
Reviendront sur nos terres
En nos yeux déposés


http://lettresdurien.blogspot.com/2007/08/et-si-on-oubliait-lt.html
Par Tilou8897 - Publié dans : Une autre histoire
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