Mardi 8 mai 2007

Vois en nos bruyères
Nos coeurs mussés dans nos vers,
Rêves solitaires TIL

Deux corps lianes
Tressées s'enroulent, dansent
Glissent leurs ombres. MJ

Nous verrons l'iris
Qui en notre âme se glisse,
Tendresse esquisse TIL

Doux parfum d'amour,
Ils deviennent papillons
D'un Tango en fleur MJ

Rêve aux lilas blancs
Dans notre jardin d'amants,
Laissons-nous au vent TIL

Nos lèvres rougies
Au calice des baisers
Sucrés de nos eaux MJ

Le coquelicot
Fait musique de nos peaux
Fébrile Là-haut TIL

L'ivresse venue
D'un dernier pas de danse
Renversant duo MJ

De rose églantine
Parées nos envies mutines
Amours libertines TIL

Viril tourbillon,
Amphores sculptées et moulées
Même matière MJ

Et un bouquet de lys
Pour nos désirs mis en lices
Que l'amour sévisse TIL

Nos prunelles, feu
Attisées par le désir,
Incendient nos sens MJ

Et, que si mal s'hisse
A toi, mes myosotis
Sur ton lit fleurissent TIL

Le vertige prend
Ces deux corps dans son étau.
Etreinte fatale MJ

- ~MarYjo~ & Tilou8897 -

Janvier 2007

http://lettresdurien.blogspot.com/2007/01/sur-un-pas-de-danse-aux-senteurs.html
Jeudi 3 mai 2007
Qu'est-ce que tu diras le jour où cela arrivera ? Pour de vrai, enfin... Le jour où elle te le dira. Que tu lui diras... Rien. Qu'est-ce que tu lui diras quand dans ta tête, la fracture reviendra nette ? Quand de ces mêmes mots, les souvenirs remonteront comme une nausée ? Déjà qu'à chaque fois que tu ne croise que le mot, que le parfum de ce bonheur, puis cette douleur, c'est comme un mur qui ressurgit, comme un brouillard qui te remplit. Que diras-tu ? Est-ce que tu vas reculer ? Est-ce que tu vas t'enfuir ? Juste par peur de la répétition ?
Qu'est-ce que tu diras ? Resteras-tu un silence ? Sauras-tu trouver les mots cette fois ? Pour qu'elle te le dise, déjà ?
Auras-tu le courage de ça ?
Auras-tu le courage d'essayer ?
La folie de te dire : pourquoi pas...
Mardi 1 mai 2007
A ton printemps qui se rebelle...
A toutes ses étoiles qu'en ont marre d'être belles
A mes vers en paquets kleenex
A mes photos prises en réflex
A ta tenue qui n'avait aucune dégaine
A tes hanches qui frétillent et m'enchaînent
A toi qu'as fané notre bourgeon
A toi qui parle autant que les murs de ma prison
A toutes ces choses qui s'en reviennent
En mine de rien en ribambelle
A toi qui remuais ton petit cul
là où il n'y aurait pas fallu

A toi qui n'avais déjà plus de ciel
A toi qu'avais plu sur ton arc-en-ciel

C'est marrant
comme un appartement
Ca résonne
Quand il n'y a plus rien..

On dirait que l'hiver monotone
Que l'orage tonne
Sur les fleurs du bien

A ton printemps qui se rebelle
Qui t'empêchait d'être belle
A ton étoile foutue
A tes rêves déçus
A l'unisson des miens

C'est marrant
Comme un appartement
La musique résonne
Quand il n'y a plus rien

La la la la...
Si l'on était allé voir un peu plus loin...


http://lettresdurien.blogspot.com/2007/05/ton-printemps-qui-se-rebelle.html

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