Mardi 12 juin 2007
C'était qui Papa...dis-moi... "C'est le monsieur qui n'est pas là". Le cadre n'est assez grand... La pellicule a pris le temps.. C'est qui Papa, Maman ?
C'était qui dis-moi... Cet inconnu. C'était qui, cet autre moi ? Cette photo que je ne vois plus... C'était qui... C'était quoi votre histoire, Votre vie, Votre mémoire.

C'était qui Maman, Papa ? Toi que je ne sais pas, Toi que je n'ai pas connu,cet illustre inconnu, ce pauvre con que je n'ai jamais su.

Vous étiez un... Fût-il un temps.. Sûrement...

Vous étiez qui ?... Avant ?...

* journal d'une autre dimension *


http://lettresdurien.blogspot.com/2007/06/vous-tiez-qui-avant.html
Dimanche 10 juin 2007
Et il y a des liens,
Surtout des "pas grand-chose" ;
Et il y a du rien,
Brillant d'apothéose ;

Je n'vous demande rien,
Si ce n'est quelques roses
A mettre sur ses reins,
Si jamais on ré-ose ;

La vie sans ecchymose,
Ce n'est pas un bouquin,
Pas même du lactose
A mettre sur ses riens ;

Ce vide m'ankylose ;
J'embrasse sa catin,
Sous sa pluie qui m'arrose ;
M'arrime son grappin ;

A l'aune du matin,
En neige s'y dépose
Son silence enfantin,
Sa folie qui me cause ;

Sûrement qu'à la fin,
Lorgnera la cirrhose,
Ma fiancée du Rien
M'y jettera sa prose ;

Mais qu'importe le vain,
Je serai son osmose,
Ma mariée sans teint
Y trempera sa rose.

http://lettresdurien.blogspot.com/2007/06/eloge-du-nant-saccharose.html
Vendredi 8 juin 2007

Il y a ces gens sur le bitume

Qui courent la vie, la fortune

Qui fuient la mort pour des prunes

Des gens de rien, oiseaux sans plume

 

Ca vit la vie sans une tune

Pas un bon-bec au fond des poches

La tête au ciel d’idées fantoches

Infoutue d’en attraper une

 

Ca donne des cours

Ca se révolte

L’air désinvolte

Et au carrefour

Ca fait demi-tour

 

Il y a des gens sur ce terre-plein

La tête plein’ de mioches

Emplie de vide et d’un peu rien

Et d’un caillou elle s’amoche…

 

La vie c’est bien

La vie c’est moche

La vie retient

La vie ça cloche

 

T’imaginais l’envol

Et t’es resté scotché au sol

Et maintenant….

T’essaies d’enlever la colle

Jeudi 7 juin 2007
Je voyage sur place
Sur le pointillé
De tes traces

Je t'enlace
Dans le trouble d'une idée
Une mémoire de deux mains
Que j'ai noyée avant hier

En points tissés
A deux égos qui rêvaient de nuages
Plus de place
Dans l'appartement d'un point

Je voyage et me casse
Sur le chemin d'une page
Qui n'a de cesse
Et se ressasse

Derrière les limbes des faux-semblants
Enserre les nimbes des mots amants
La distance des yeux qui se mirent sans se voir

Quand les mots ne trouvent plus
Que les yeux en murs tendresse
Pour s'effondrer dans l'ivresse
D'un hier des rêves déçus

Les lignes cessent s'inscrire
La parure asséchée
Peinte d'idées alcoolisées
De petits points y périrent

Je traînasse
Sur le pointillé
Qui s'efface

http://lettresdurien.blogspot.com/2007/06/point.html
Samedi 2 juin 2007
On lui dira un jour
Que la vague d'été
N'est plus et n'a jamais été
Qu'on lui disait amour
C'était en mots jetés
Un peu à l'eau
un peu par d'ssus
Le tout cousu
De rêves déçus

On était à la rime
On s'envoyait à la cime
On aurait dit des mimes
Comme les paroles d'une chanson

On était à la frime
On s'envoyait en l'air
A l'occasion
Pas un kopeck
Pas un centime
Pas un bon-bec
Juste un moment
Un temps infime

On s'écrivait des mots
On croyait que c'était beau
On s'serait dit idiots
Comme les paroles de cette chanson

On était à l'été
On n'était pas futés
Rimes de saison
Pas de Rimmel
Que du ciel
Que du ciel
Juste un instant
Et pas d'raison

On s'est foutu de la rime
On s'est envoyé à la marge
On s'est quitté
On a pleuré
Et l'on a pris le large
Comme à la fin de la chanson

On était l'hiver
Plus de bleu ni de vert
Que du vermillon
Sur les ailes d'un papillon
On l'a envoyé en l'air
A l'occasion

Que de nuits
Que de décades
défaites d'illusion
Pour la finir la chanson

On lui dira un jour
Que la vague d'été
N'est plus et n'a jamais été
Quand on se disait amour
C'était pas toujours
Et même pas
pour un seul jour

On lui dira
Qu'ça valait pas
Même le détour

http://lettresdurien.blogspot.com/2007/06/on-lui-dira.html
Dimanche 20 mai 2007

Quand tu recevras cette lettre, il sera peut-être trop tard. Tu seras sûrement déjà sur le départ. Je ne connais pas ta destination mais je voulais juste te dire que je t’attendrai à la gare. Je sais que ce n’est pas honnête de t’envoyer cette missive, que j’use certainement ma salive puisque je n’ai jamais été dans ton regard.

Mais je t’écris quand même ces mots, parce que je ne crois pas au destin, seulement au hasard. Je sais que ça fait un peu bazar, un peu bizarre mais je ne sais pas faire. J’aurais pu t’appeler, te laisser un message. Mais peut-être que cette lettre, je ne voulais pas qu’elle te parvienne. Je sais que les lignes de ta main ne rejoignent pas les miennes. Nos corps se sont bien enlacés, ce n’est pas le problème. Ca n’avait rien d’un rêve. Ca n’avait rien d’un échouage. Juste que les rivages ne s’ensablaient pas de la même plage.

Quand tu recevras cette lettre, il sera trop tard. T’auras les yeux tournés vers ton ciel et pas de temps, pour t’y jeter du sel. Tu es sûrement déjà sur le quai ou dans la voiture à attendre le départ. Tu regardes les gens qui se disent « au revoir » avec ce pincement au cœur, cette impression d’avoir oublié quelque chose, de ne pas avoir tout fait. C’est pour ça, que je te file ces mots que tu ne liras jamais. Je vais la poster sans y mettre d’adresse, juste un peu de tendresse. Elle fera peut-être le tour de la terre avant d’atterrir quelque part et qui sait, si dans ce rêve improbable ces mots sans espoir.

Je n’ai pas envie de demain. Je n’ai pas envie que ça s’arrête. Je vais simplement rebrousser chemin et garder dans ma main la sensation de la tienne. Je vais me repasser tes rires, je vais me repasser tes délires. Je l’ai trop aimé ce film. Je ne veux plus rien. Juste me souvenir.


http://lettresdurien.blogspot.com/2007/05/juste-me-souvenir.html
par Tilou8897 publié dans : Nouvelles
Vendredi 18 mai 2007
On a rêvé que ça pouvait...
On a caressé la rive
sans même apercevoir le bord
On s'est échoué encore et
encore sur ce même verre
et l'on avait la paume ouverte,
On l'a dessinée lassive
levée au ciel de l'attente
Demi-pointe sur la jetée
mais elle n'a pris que le vent

En sons chavirés
Sussurés
Sur les esquifs fragiles
On l'a emmenée
Voir la mer
Elle nous a noyé
comme une vague à l'envers

On rêve encore
Mais dans l'alcool du passé
On crève nos corps
On ne fait que ramer
Ramer et aimer l'amer

On avait des idées
sans parier sur demain
Des rires mal sanglés
au creux de nos mains
Mais l'on est seul à l'océan
On ne voit plus la terre
Que la folie du liquide
et l'averse de son vide

Et l’on sait bien que le temps est assassin
Que les grillages n’ont pas d’ampoules
Que les nuages sont enfantins
Qu’on aime s’évanouir dans la houle

Et l’on sait bien que le vent n’en rime de rien
Que toutes les plages ont la marée étale
Que les adages sont noués à nos mains
Que nos âmes s’y glissent en pétales

On gardera nos persiennes d'hier
face à face, grandes fermés
Pour conduire nos nouvelles guerres
Et pourrir les voiles des fées
De bateaux qui n'ont jamais pris la mer


Tilou
* avec la participation de keep me (merci) *

http://lettresdurien.blogspot.com/2007/05/on-le-sait-bien-pourtant.html
Jeudi 17 mai 2007


Quand les vagues s'emplissent
De cette mer un peu trop pâle
Quand le vent s'essouffle
Sur la terre qui l'empale

Quand l'été en pente douce
Rayonnait d'une nuit plein d'étoiles
Quand les heures attardées
Enflaient de vices toutes les voiles

C'est l'espace de la mer à la voûte
Quand le navire quitte le port
Qu'il n'y a plus rien dans ses soûtes
Qu'il ne reste plus que des doutes

Quand les mains n'ont plus d'or
Qu'elles sont mouillées de sable
Qu'elles n'enfantent plus le diable
Que le sud ne trouve plus le nord

C'est la pluie qui revient
Un peu plus fort
Avec cette goutte de rien
Pour déborder la plage

...


On fera l'amour demain
Parce qu'aujourd'hui
Bah je n'en sais rien
Ce n'est pas ça que tu m'as dit ?

On fera l'amour demain
Parce qu'hier C'était lundi
Mais tu sais bien
Bah dimanche, on ne fait rien

On fera l'amour demain
Parce que deux mains
Valent qu'une aujourd'hui
Parce qu'hier je t'ai tout dit

On fera l'amour demain
Peut-être que oui
Mais bon je t'ai pas dit
Demain je ne serai plus rien

Fermer la porte
Tomber le rideau
De l'irréel,
Du réel
Du virtuel
J'ai du sel dans mes eaux-fortes
Demain sûrement qu'il te fera beau

Mais voilà
Moi je ne connais qu'aujourd'hui
De tout instant
Même le plus petit

On fera l'amour demain
Mais nous
Nous ne ferons rien

(Lettres du Rien)

Mardi 15 mai 2007
Et pourtant, j’essaie. J’essaie de retrouver ce petit truc que j’avais avant. Ce petit truc qui faisait que tu m’aimais un peu, que tu m’aimais tant. C’est difficile d’expliquer pourquoi on a paumé la formule, pourquoi on ne sait plus faire comme avant. C’est difficile de te dire que je n’y pense plus alors que ce n’est pas vrai. Je n’ai jamais su mentir, tu le sais bien pourtant.

Alors, je veux bien comprendre que tu ne veuilles pas tant que je reste là. Comme ça. Je l’entends bien… Mais tu vois, je ne sais pas comment. Moi qui trouve des solutions tout le temps, pour tout le monde, moi qui fais que toutes ces choses si compliquées tournent même si on ne les comprends pas vraiment… Je ne sais pas. J’ai beau tourné et retourné les choses dans tous les sens…. Rien n’en a. Je ne sais plus comment regarder. Je ne sais plus te toucher. Je ne sais plus te respirer. Je ne sais plus te le dire pour te faire succomber.

Et pourtant. Je sais que tout est là… Je sais que ton cœur frémit encore. Je sais que mes mots résonnent encore dans le creux de ton oreille. Je sais. Je le sens. Comme je sens cette résistance. Comme je sens cette peur.

Tu connais cette folie. Tu la soupçonnais. Tu l’as vue sur écran géant. Tu sais que je ne reculerai pas. Jamais. Tu sais que je préfère pousser l’absurde… Que renoncer. Qu’aller mieux et oublier. Tu sais que c’est ma raison de vivre.

Et pourtant. C’est le silence qui gagne. C’est le rien qui m’emporte. C’est la chute qui continue de creuser l’altitude. Tu sais. Mais tu préfères que je fasse. C’est tellement difficile de donner. De s’engager dans une voie dont on ne connaît rien. Ni d’où elle vient, ni où elle va. Mais de s’engager quand même pour voir.

C’est la maladie de ce monde.

"Faut les assurances sinon je n’y vais pas. Faut que tu me guides, sinon je renonce. Et si je fais n’importe quoi, ce n’est pas ma faute… Regarde… J’ai souffert : je me suis cassé un ongle."

http://lettresdurien.blogspot.com/2007/05/je-me-suis-cass-un-ongle.html
Lundi 14 mai 2007
J'avais encore
Des oiseaux dans la tête
Des papillons technicolors
Dans le fond de mes mirettes

J'avais encore
Des fleurs dans les mains
De l'herbe verte dans les cheveux
Un peu de sable sur mes paupières.

J’avais encore
L’envie de prendre dans mes bras
Cette libellule,
De faire des bulles
Pour qu’elle sourit
Pour qu’elle rit jusqu’aux éclats

J’avais encore
Ce regard flou
Celui qui prend le large
Qui va pas droit
Celui qui songe et rêve tout bas

J’avais encore
Ces mots
Un peu gentils
Un peu débiles

J’avais encore
Mes prunes circonflexes
Mes sons qui bégaient

J’avais encore
Ces rivières
Qu’on croit laisser au port
Et qui s’accrochent à la mer

J’avais tout ça
Au fond de mes poches
Sans sommeil
Dans ce rêve de mioche

http://lettresdurien.blogspot.com/2007/05/javais-encore-repost.html

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