A ma fille à mon âme à mon cœur d’artichaut
A ma dune ensablée à ces bleus qui te saignent
A tes lunes mouillées à tes larmes qui geignent
A ta foutue lame à l’ange envolé trop tôt
Mes pensées à ma fleur qui sa vie la dédaigne
Je livrerai son âme au cimetière des roses
Pour que chaque matin au soleil on l’expose
Afin qu’elle ne fane pas ni ne s’éteigne
L’aurore sera nuit les oiseaux de passage
Et les lits de poussière auront l’odeur pas sage
L’humeur feu de l’orage aura fini sa guerre
Et les soirs sans espoir éteindront la lumière
Dans l’attente reine au cœur amer qui s’enferre
Glisseront en rivière les tristes chimères
Dis-moi pourquoi les bateaux
Ils coulent à l'envers
Pourquoi la mer
Elle s'en fout
Elle recrache sa lave de mère
Maman, Maman
Dis-moi pourquoi les navires
Ils n'ont aucun désir
De reprendre l'amer
Tirer un trait
en pointillé
Tourner les yeux
Assassiner les sensations
Nouvellement nées
A ton coeur meurtri
A ton coeur meurtrier
Tu as violé ton coeur
Violer notre nouveau-né
Toi qui te croyais lame de mer
Qu'avait pas le désir de maman
Et je pousserai mes verres
Jusqu'à tes pieds
Pour que tu marches dessus
Ou que tu tombes à terre
Y a toujours les bons et les méchants
Toi qui regardes le monde
Avec tes yeux adolescents
Tu te crois une femme
Tu n'es même plus une flamme
Juste une fille du rien pudibonde
Toi qui remues le couteau dans ta plaie
Tu préfères oublier
Et pas cicatriser
Tu préfères naviguer de travers
De tes voiles hissées à l'envers
Et tu verras
Ma mère superficielle
Tous les mots dans ce bordel
Dans cette orgie de fiel
Que tu aimes tant
Tout implosera
T'auras son sang dans tes entrailles
Et on ira jeter ses chairs
Dans les toilettes du fond
Personne n'en a rien à faire
Pas même toi
Puisque tout le monde veut oublier
Arrête de brailler
sur l'amour
sur le respect
Enterre la vie
Et vis tranquillement notre mort
...
Tirer un trait
en pointillé
Baisser les yeux
Assassiner les rêves d'enfants
l'oublier sans l'enterrer
Dans la fumée mollasse qui colle,
Y a des joies, des peines qui s’immolent,
Ca fait des taches, des auréoles ;
On navigue bien dans les amers hics,
Quand la mer s’en revient en musique
Vider cet estuaire enfant lubrique,
Puis repart sous les tristes tropiques ;
C’est pas notre guerre aux fins tragiques,
Qu’on tourne en délires psychiatriques,
Comblant de terre les besoins phalliques ;
Lors, aujourd’hui est bien loin d’hier
Et au milieu coule une rivière,
Charriant les souvenirs magiques.
qu'a bouillonné par coeur
Ca sent l'effort l'amour
En corps pendant des heures
N'oublie pas ta pilule
Sur le chemin du retour
Sinon ça fera des bulles
Qui seront pas de savon
Pourtant ç'aura un goût amer
Tu pourras tout me reprocher
Même si c'est ta misère
Au point de non-retour
J'en ai plus rien à faire
Laisse tes mensonges
A mon porte-manteau accrochés
Et pendant que j'y songe
Si tu pouvais me filer
Tes tagadas embryonnaires
Je te filerai un plan
Pour revenir par là
Puisque t'as oublié
Que c'était par ici
Qu'on a été amants
Etale bien ton mascara
Qu'on croit un peu que t'as pleuré
Ca fera un point de moins
Mais t'as déjà gagné...
...
Je pense à mille choses et ne rêve de rien ;
La place est encor chaude et le drap trop ancien,
Il sent toujours la vie, cette mer d’ici-bas ;
Je me la rappelle, souviens-toi cette trique,
Que tu tenais sans peine enfouie au fond de toi,
Que tu voulais toujours, qui te laissait sans voix,
Comme un bateau ancré, perdu dans cette crique ;
Et tu restais blottie, accrochée à ce mât,
Attendant ce peut-être impossible : rester là,
La note qu’on promet, ce La qu’on ne tient pas ;
Et le froid me lance et j'espère encore de toi,
Toi qu’as plié cette voile comme un tréma,
Et sous les vents d’octobre, je n’avance pas.
Comment veux-tu que je t'oublie alors que je n'ai eu le temps de te dire merci pour ça ?
Dis-moi pourquoi les bateaux
Ils coulent à l'envers
Pourquoi la mer
Elle s'en fout
Elle recrache sa lave de mère
Maman, Maman
Dis-moi pourquoi les navires
Ils n'ont aucun désir
De reprendre l'amer
Tirer un trait
en pointillé
Tourner les yeux
Assassiner les sensations
Nouvellement nées
A ton coeur meurtri
A ton coeur meurtrier
Tu as violé ton coeur
Violer notre nouveau-né
Toi qui te croyais lame de mer
Qu'avait pas le désir de maman
Et je pousserai mes verres
Jusqu'à tes pieds
Pour que tu marches dessus
Ou que tu tombes à terre
Y a toujours les bons et les méchants
Toi qui regardes le monde
Avec tes yeux adolescents
Tu te crois une femme
Tu n'es même plus une flamme
Juste une fille du rien pudibonde
Toi qui remues le couteau dans ta plaie
Tu préfères oublier
Et pas cicatriser
Tu préfères naviguer de travers
De tes voiles hissées à l'envers
Et tu verras
Ma mère superficielle
Tous les mots dans ce bordel
Dans cette orgie de fiel
Que tu aimes tant
Tout explosera
T'auras du sang dans tes entrailles
Et on ira jeter ces chairs
Dans la cuvette des chiottes
Personne n'en a rien à faire
Pas même toi
Puisque tout le monde veut oublier
Arrête de brailler sur l'amour
Enterre la vie
Et vis tranquillement notre mort
Et un jour, je te dirai la vie
Telle qu’elle s’est écrite
J’y peux rien si tu n’as rien compris
Ma place était complète au milieu de ta misère inscrite
Moi, j’aurais voulu te proposer
Un futur de soleil et de bonheur
Mais ayant trop de choses à traîner, j’ai pas osé
Et je te laisse à ta rancœur
Je te laisse vivre mais j’ai gardé ton cœur
On ne sait jamais, je te le rendrai un jour
Quand tu auras besoin d’amour


