Samedi 3 mars 2007

A ma fille à mon âme à mon cœur d’artichaut
A ma dune ensablée à ces bleus qui te saignent
A tes lunes mouillées à tes larmes qui geignent
A ta foutue lame à l’ange envolé trop tôt

Mes pensées à ma fleur qui sa vie la dédaigne
Je livrerai son âme au cimetière des roses
Pour que chaque matin au soleil on l’expose
Afin qu’elle ne fane pas ni ne s’éteigne

L’aurore sera nuit les oiseaux de passage
Et les lits de poussière auront l’odeur pas sage
L’humeur feu de l’orage aura fini sa guerre

Et les soirs sans espoir éteindront la lumière
Dans l’attente reine au cœur amer qui s’enferre
Glisseront en rivière les tristes chimères
Mercredi 28 février 2007
Maman, Maman,
Dis-moi pourquoi les bateaux
Ils coulent à l'envers
Pourquoi la mer
Elle s'en fout
Elle recrache sa lave de mère

Maman, Maman
Dis-moi pourquoi les navires
Ils n'ont aucun désir
De reprendre l'amer


Tirer un trait
en pointillé
Tourner les yeux

Assassiner les sensations
Nouvellement nées


A ton coeur meurtri
A ton coeur meurtrier

Tu as violé ton coeur
Violer notre nouveau-né
Toi qui te croyais lame de mer
Qu'avait pas le désir de maman

Et je pousserai mes verres
Jusqu'à tes pieds
Pour que tu marches dessus
Ou que tu tombes à terre

Y a toujours les bons et les méchants
Toi qui regardes le monde
Avec tes yeux adolescents
Tu te crois une femme
Tu n'es même plus une flamme
Juste une fille du rien pudibonde

Toi qui remues le couteau dans ta plaie
Tu préfères oublier
Et pas cicatriser
Tu préfères naviguer de travers
De tes voiles hissées à l'envers


Et tu verras
Ma mère superficielle
Tous les mots dans ce bordel
Dans cette orgie de fiel
Que tu aimes tant

Tout implosera
T'auras son sang dans tes entrailles
Et on ira jeter ses chairs
Dans les toilettes du fond
Personne n'en a rien à faire
Pas même toi
Puisque tout le monde veut oublier

Arrête de brailler
sur l'amour
sur le respect

Enterre la vie
Et vis tranquillement notre mort

...


Tirer un trait
en pointillé
Baisser les yeux

Assassiner les rêves d'enfants
l'oublier sans l'enterrer
Lundi 26 février 2007
Dans les vapeurs d’essence et d’alcool,
Dans la fumée mollasse qui colle,
Y a des joies, des peines qui s’immolent,
Ca fait des taches, des auréoles ;

On navigue bien dans les amers hics,

Quand la mer s’en revient en musique
Vider cet estuaire enfant lubrique,

Puis repart sous les tristes tropiques ;


C’est pas notre guerre aux fins tragiques,
Qu’on tourne en délires psychiatriques,

Comblant de terre les besoins phalliques ;


Lors, aujourd’hui est bien loin d’hier
Et au milieu coule une rivière,

Charriant les souvenirs magiques.
Dimanche 25 février 2007
Effluve de la mer
qu'a bouillonné par coeur
Ca sent l'effort l'amour
En corps pendant des heures
N'oublie pas ta pilule
Sur le chemin du retour
Sinon ça fera des bulles
Qui seront pas de savon
Pourtant ç'aura un goût amer

Tu pourras tout me reprocher
Même si c'est ta misère
Au point de non-retour
J'en ai plus rien à faire
Laisse tes mensonges
A mon porte-manteau accrochés
Et pendant que j'y songe
Si tu pouvais me filer
Tes tagadas embryonnaires

Je te filerai un plan
Pour revenir par là
Puisque t'as oublié
Que c'était par ici
Qu'on a été amants
Etale bien ton mascara
Qu'on croit un peu que t'as pleuré
Ca fera un point de moins
Mais t'as déjà gagné...

...
Dimanche 25 février 2007
Cette nuit s’avance et je ne dors toujours pas ;
Je pense à mille choses et ne rêve de rien ;
La place est encor chaude et le drap trop ancien,
Il sent toujours la vie, cette mer d’ici-bas ;

Je me la rappelle, souviens-toi cette trique,
Que tu tenais sans peine enfouie au fond de toi,
Que tu voulais toujours, qui te laissait sans voix,
Comme un bateau ancré, perdu dans cette crique ;

Et tu restais blottie, accrochée à ce mât,
Attendant ce peut-être impossible : rester là,
La note qu’on promet, ce La qu’on ne tient pas ;

Et le froid me lance et j'espère encore de toi,
Toi qu’as plié cette voile comme un tréma,
Et sous les vents d’octobre, je n’avance pas.
Samedi 24 février 2007
Comment veux-tu que j'oublie ? On ne peut pas continuer une histoire si le point final n'existe pas. Même que ça serait une parenthèse, il faudrait la fermer. Comment veux-tu que j'oublie ? J'ai des habitudes des tics, des tocs... Des fois, je peux passer sur ça mais là je peux pas. J'ai des images in-vitro sanguinaires au fond du cerveau. Et même que je détourne les yeux, elles restent là. Même quand le rire des mouettes s'en vient battre dans ma tête, j'ai cette larme qui glisse le long de ma joue, pudique manifestation du tchernobyl, du tsunami qui me ravage la tête. Pôle plus ou pôle sud, pôle moins ou pôle Nord... Peu importe, c'est une question de minute, et ça durera pendant des années...
Comment veux-tu que je t'oublie alors que je n'ai eu le temps de te dire merci pour ça ?
Vendredi 23 février 2007
Maman, Maman,
Dis-moi pourquoi les bateaux
Ils coulent à l'envers
Pourquoi la mer
Elle s'en fout
Elle recrache sa lave de mère

Maman, Maman
Dis-moi pourquoi les navires
Ils n'ont aucun désir
De reprendre l'amer

Tirer un trait
en pointillé
Tourner les yeux

Assassiner les sensations
Nouvellement nées

A ton coeur meurtri
A ton coeur meurtrier

Tu as violé ton coeur
Violer notre nouveau-né
Toi qui te croyais lame de mer
Qu'avait pas le désir de maman

Et je pousserai mes verres
Jusqu'à tes pieds
Pour que tu marches dessus
Ou que tu tombes à terre

Y a toujours les bons et les méchants
Toi qui regardes le monde
Avec tes yeux adolescents
Tu te crois une femme
Tu n'es même plus une flamme
Juste une fille du rien pudibonde

Toi qui remues le couteau dans ta plaie
Tu préfères oublier
Et pas cicatriser
Tu préfères naviguer de travers
De tes voiles hissées à l'envers

Et tu verras
Ma mère superficielle
Tous les mots dans ce bordel
Dans cette orgie de fiel
Que tu aimes tant

Tout explosera
T'auras du sang dans tes entrailles
Et on ira jeter ces chairs
Dans la cuvette des chiottes
Personne n'en a rien à faire
Pas même toi
Puisque tout le monde veut oublier
Arrête de brailler sur l'amour

Enterre la vie
Et vis tranquillement notre mort
Jeudi 22 février 2007
Mercredi 21 février 2007
Je sais, je sais, je sais… Tout le monde me l’a dit mais tant pis…. Si je pouvais faire autrement que de penser à toi, je le ferais. Si je pouvais oublier les événements sans t’oublier, toi, je signerais. Mais la tête a des raisons que le cœur ne connaît pas. L’âme a des fêlures que l’intelligence n’entend pas. On me dira peut-être que ce que j’ai vécu, ce n’est pas tout à fait ça… On me dira peut-être que tout provient de moi. Que tout cela ne tient qu’à moi. Peut-être, sûrement. Ils ont raison. Vous êtes sages mais pas moi. Je sais bien que je ne suis pas différent des autres dans le fond mais ce qui importe là, c’est ce que je crois et pas ce qui est. Je ne sais pas nager mais je m’en vais me noyer et c’est plus fort que moi. Je ne me maîtrise pas. Je ne suis que le spectateur de tout et l’acteur de rien. Je ne sais plus qui je suis car ce sont les autres qui me définissent. Quand les autres s’en vont, tout ça, ça part à la dérive et va savoir où cela t’emmènera. Je sais que tout cela, tu comprends, toi qui crois que tu existes même si le monde n’existe pas. Toi qui crois que ton amour existe même que l’autre ne t’aime pas.
Mardi 20 février 2007

Et un jour, je te dirai la vie

Telle qu’elle s’est écrite

J’y peux rien si tu n’as rien compris

Ma place était complète au milieu de ta misère inscrite

Moi, j’aurais voulu te proposer

Un futur de soleil et de bonheur

Mais ayant trop de choses à traîner, j’ai pas osé

Et je te laisse à ta rancœur

Je te laisse vivre mais j’ai gardé ton cœur

On ne sait jamais, je te le rendrai un jour

Quand tu auras besoin d’amour

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