Qu'on connaissait d'avant
Cette ligne aux amants
Aux lustres ordinaires
L'est où cette douane
Qu'incinérait nos âmes
Et cette courbe lame
Qu'on âmait com' des ânes
L'est où cette barrière
Qui nous dit pas je t'aime
Qu'à ce rien qui nous sème
Qui pense à nos arrières
L'est où ce pointillé
Qui crayonnait nos ciels
Cette mer de pluriels
Qu'à deux nous conjuguée
L'est où ce gai marché
Qu'emboîtait nos souliers
Sur la flaque mouillée
Au son de nos archers
Ca sentait les croissants
Sur ce port pain d'épices
Du marshmallow collant
A nos mots qui se glissent
L'est où cet horizon
Qui dessine pastel
Qui te lange pluriel
A ma folle passion
Tu sais ma déraison
Tu sais comment j'hallu
Ton petit bout de cul
Peut-être de saison
http://lettresdurien.blogspot.com/2007/04/vas-comprendre-mes-saison.html
Et si tu crois que tout ça n'est pas de ce monde, laisse-moi s'il te plaît, encore rêver. Laisse-moi te rencontrer, laisse-moi encore dormir à tes côtés, laisse-moi te filer un peu de ce stock de papillons sans ailes qui gigotent en moi. Laisse-moi m'exprimer d'un peu de cet égoïsme de pacotille.
J'veux pas partir en vrille... Enfin si... Enfin non... Enfin... c'est compliqué...
Je connais tes mots et tu connais les miens... Pas grand chose et on ne se sait pas bien. Mais à deux, on arrivera bien à se construire un petit radeau...
On l'arrimera au port de justesse pour prendre la mer de temps en temps, et se perdre dans sa tendresse...
Quand mes vides ont atteint leur firmament, je n'ai plus que ça à te proposer... Et si tu crois que tout ceci n'est pas de ce monde, dis-toi bien que peut-être, c'est juste parce que ce n'est que le mien.
A défaut de n'être pas encore le nôtre...
http://lettresdurien.blogspot.com/2007/04/pas-de-ce-monde.html

Ah oui... C'est vrai que j'ai oublié de te dire avant de m'enfuir, de partir... J'ai oublié de te dire : "Je vais bien, ne t'en fais pas"... Je sais que ce ne sont pas des choses à dire... Mais je te les dis quand même et je ne sais pas pourquoi... J'en ai voulu à le dernière personne qui m'a dit ça... Je trouvais ça : injuste... On n'avait pas jamais le droit de dire ça. Mais bon, je te le dis quand même... Mais je te le dis comme ça... Alors je pense que j'ai le droit.
Faut pas m'en vouloir... ça m'évite de te dire le genre de choses qui ne se disent pas... Pas avec des mots parce que les autres sont là... Mais bon avec moi, c'est toujours comme ça... Vas savoir comment je me débrouille, j'arrive jamais à me retrouver dans ces moments où les mots pourraient venir et avoir tout leur poids... C'est sûrement moi qui déconne... Même si au fond de toi, je crois bien que c'est le reste du monde qui tourne pas rond ou qu'a des règles où il n'y en faudrait pas.
Je dirais pas les mots, les derniers mots de cette lettre... Mais t'y penseras... J'en suis sûr... Aussi sûr que je ne suis jamais sûr de moi...
http://lettresdurien.blogspot.com/2007/04/je-voulais-te-dire.html
Viens, je sais... J'ai cru que tu savais où t'allais... J'ai cru tes yeux, tes mots quand tu m'as dit : "Non. Je préfère sans.".
Viens, même si le temps érode tout... Même si c'est le bordel sous le soleil...
Viens... Tu étais mon petit chat mouillé que je réchauffais dans le creux de mes bras quand l'eau était froide... Tu étais mes "petites fesses blanches" comme le dit Calli, si la fin du monde avait été pour dans dix minutes...
Viens... Laisse-là ta peluche, on va marcher un peu... On va parler... Grandir un peu...
Non... je n'ai jamais été ton père... Je n'ai jamais voulu de ce rôle... Si j'ai voulu être père, c'était autrement. Mais ça, tu le sais bien...
Allez, vas... Oublie les petits mots de misère, oublie un peu tes maux factices... Allez, vas, glisse...
Laisse-là ton Winnie... Que je vois un peu que t'as grandi...
Tu as compté ? On en est à huit mois... Dans quelques semaines, on aurait pu être heureux... Si, si, crois-moi...
Car peu importe comment l'histoire s'écrit... C'est la vie qui va, qui veut ça...
C'est sûr, cette fois-ci, ce n'était pas pareil. C'était juste l'histoire de dormir, juste l'histoire d'une nuit... Juste l'histoire de te donner cette tendresse que tu aimes mais qui semble te déranger tant.
Je sais. Je n'ai pas le droit de te dire cela. Mais tu sais, dans le fond... Ce n'est même pas cela le plus important.
Pour moi, juste le fait de t'avoir là, à quelques centimètres de moi. De t'entendre légèrement ronfler. De te sentir te retourner encore et encore. J'aurais voulu te serrer contre moi... Non pas pour ça... Juste pour ça... Pour ce que tu es, pour ce que tu pourrais être et que tu n'es pas pour moi.
En même temps, rien n'est écrit. Je ne peux rien te promettre car je ne sais pas encore vraiment où je veux aller... Enfin peut-être que si... J'en ai qu'une vague idée...
J'ai assez lorgné mon mur... Toi même, tu me le dis...
Je ne sais même pas comment te le dire... Comment te rendre ce que tu me donnes alors que tu me l'as refusé.
C'est vraiment Londres en ce moment par ici... Tu crois pas.
Je t'aime toujours autant même si...
Ce soir, je voudrais tant savoir écrire des mots. Des phrases. Simples. Qu'on se souvienne. Sans rime. Qu'à la tienne.
Ce soir, je voudrais tant de choses que les mots ne viennent pas. Je voudrais... Je veux. En fait. Je m'emballe entre deux verres. Entre deux verbes. Entre deux temps. A contre-temps. Je fais de mon présent, mon passé... Mon passé, je le passe à mon enfer futur. J'écris à reculons... J'écris à l'envers. J'écris que tout ça, c'était hier... des fois que...
Ce soir, les lettres deviennent floues... Et la musique me renvoie à mes extrêmes... A ma folie. A mon hystérie.
Ce soir, la nuit n'a plus de point de repères. Elle n'a plus de repaire. Mais tu vas me dire que cela fait des années... Des secondes, des années-lumière.
Ce soir, je m'en fous...
La Rue me dit qu'elle est peut-être folle... Qu'elle attend peut-être une autre bouteille... Un autre SOS... Une autre tendresse... D'autres merveilles.
Cette rue qui était nôtre...
Ce soir, je voudrais écrire cette vie en accordéon... Sans accord de "on", pas même de "nous"...
Ce soir... je voudrais décrire le bruit du non-dit et le son du silence.


