Mardi 8 mai 2007

Comme musique, le bruissement perpétuel
De la soie froissée
Et des dentelles à tes cils

...indicible...

Sur l'épaule nue, une bretelle
Qui se laisse glisser...


Chute mélodique, renversement continuel
De ta lune de papier
De ces ficelles futiles

...effilées ...

Sur la grève de tes prunes
Qui se laissent dresser...


et tu la découvres comme l'orage se retire
en effleurements, sur un ballet soupirs...

comme les voiles affleurent ta mer
comme ce souffle enlève l'amer


à l'horizon... le vent se lève
et fait l'amour à tes lèvres


Et je te colle aux murs
A toute allure au ras du sol
Et je te vole tes ratures
A mes fissures leur bémol

Et je t'invente mille sons
A l'émotion de ton antre
Et je t'intente des frissons
Aux passions qui t'éventrent


...


Et nos draps se meurent...
nuages
sous nos ciels
L'océan s'en retourne...
sage
sur le parterre de nos plages



Mardi 8 mai 2007

Il me revient de loin, ce soir,

Le petit caillou d'enfance
Jeté si haut dans notre ciel,
Lancé si bien qu'il me fait mal;

Comme un papillon dans une toile,
Je suis prise à ton double vitrage
Qui ne sait que claquer ma vie,
Las, oui là, juste où tu bats ;

Je ne fais plus marcher
Les crabes de travers,
Je ne vais plus dans les rochers
Chatouiller les bigorneaux ;

J'ai ce caillou qui me fait mal
Il a mis en poussières
Tous nos châteaux de sable
Mais toi t'en rappelles-tu ?

Je n'ai plus que deux mains
pour réapprendre à jouer
Et poser à côté du piano
ma compo à quatre tempo

Ils me reviennent de loin,
Ces coquillages clandestins
Où l'on entendait la mer,
Où l'on imaginait ses rivages ;

J'ai traversé tes rues désertes
Croyant y trouver la source,
Mais elles n'étaient que bruines,
Mais elles n'étaient que ruines...

J'ai regardé à travers les nuages
Mais j'les vois plus
Ces foutues images,
Ce petit caillou dans notre ciel ;

Du sable dans les yeux,
Du sel dans le coeur,
Les veines au sale goût d'un voeu,
Et cette tasse qui ne noie pas la peur...

Je m'enlise pas à pas sur nos rêves incertains,
Ceux qu'on se faisait en ce tenant la main,
Ceux qu'on se disait les yeux fermés,
Au bruit du sable sous nos godasses mouillées.

Mardi 8 mai 2007

A l'orée du matin
L'enfant regarde la mer
Et les murs de béton

La marée monte de lumière
Sous ses yeux de gamin
Les nuages s'en vont
Arrachant les étoiles du fond

On dirait qu'il va faire clair
peut-être à l'horizon

Sous la lune lasse
Les rêves de se débattre

D'une main, il ramasse
Les bouts de plâtre
Tombés de ces murs sans teint
De ses parpaing tout moches
De cette nuit sans fond
Ils glissent dans sa poche
Comme des bonbons

"Ca sera pour demain matin"

Le jour se lève, le jour prochain
L'âme discrète, l'esprit pudique
S'offre en toute franchise
À l'enfant du nord, des banquises
Petit bonhomme au coeur céramique
Du froid polaire à la tiédeur de la mer
Les bonbons s'empilent dans son placard
À consommer quand il aura le cafard
Et il espère...

L'enfant fondation en bois
Qu'on vienne, qu'on vienne y mettre feu
On dirait qu'il va faire clair
Peut être à l'horizon
Peu à peu, les fossés se détruisent
À l'orée du matin, l'enfant regarde au loin


-Nullepart & Tilou -
Avril 2007
http://lettresdurien.blogspot.com/2007/04/esquisse-dune-douceur-chimrique.html
Mardi 8 mai 2007

Vois en nos bruyères
Nos coeurs mussés dans nos vers,
Rêves solitaires TIL

Deux corps lianes
Tressées s'enroulent, dansent
Glissent leurs ombres. MJ

Nous verrons l'iris
Qui en notre âme se glisse,
Tendresse esquisse TIL

Doux parfum d'amour,
Ils deviennent papillons
D'un Tango en fleur MJ

Rêve aux lilas blancs
Dans notre jardin d'amants,
Laissons-nous au vent TIL

Nos lèvres rougies
Au calice des baisers
Sucrés de nos eaux MJ

Le coquelicot
Fait musique de nos peaux
Fébrile Là-haut TIL

L'ivresse venue
D'un dernier pas de danse
Renversant duo MJ

De rose églantine
Parées nos envies mutines
Amours libertines TIL

Viril tourbillon,
Amphores sculptées et moulées
Même matière MJ

Et un bouquet de lys
Pour nos désirs mis en lices
Que l'amour sévisse TIL

Nos prunelles, feu
Attisées par le désir,
Incendient nos sens MJ

Et, que si mal s'hisse
A toi, mes myosotis
Sur ton lit fleurissent TIL

Le vertige prend
Ces deux corps dans son étau.
Etreinte fatale MJ

- ~MarYjo~ & Tilou8897 -

Janvier 2007

http://lettresdurien.blogspot.com/2007/01/sur-un-pas-de-danse-aux-senteurs.html

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