Parce que
Ne tombera plus rien
Plus d'illusions niaises
Plus de réveils câlins
Parce que nos paupières
Ne se refermeront plus
Sur la promesse mystère
Qui n'éclaire que confus
Parce qu'à nos mains griffées
Du rose couleur déçue
C'est le bleu étalé
Qui nuancent nos culs
Parc'que la vie de si
Est morte un beau matin
Elle se croyait ici
Elle se rêvait demain
Et noyée de whisky
Peinturlurée d'vodka
Elle a crevé l'envie
Et ranimé les rats
Les anges suicidées
Ont sauté d'ici bas
Leurs ailes envolées
Leur ont brisé leurs bras
Les cigognes trop tôt
Auront raison des rêves
D'une maison de mots
D'une idée qui se lève
La mort à l'estomac
D'une poupée qui crève
Son vagin débarras
Du mensonge à ses lèvres
A ces instants fragiles.....
Au clavier dont on effleure les touches
Aux larmes qui affleurent avant qu'elle ne se couche
Cette lumière, cette étoile que tu noies
A coups de prières, à coups de caramel-vodka,
A ces instants fragiles qui lorgnent à l'horizon
De tes mains agiles... Qui ne touchent jamais rien
Ce sont les étoiles dans tes yeux prisons
Qui crient dans le néant... la lueur de demain...
Des deux mains... nouées... enlacées... Comme de rien
Quand à tes mots sans glace...
C'est la mélancolie tristesse qui m'embrasse...
Doit-on dire les mots que l'on sait que trop bien...
Sur la frontière dont on ne doit jamais
Franchir le pas
A toutes ces guerres que nous ne nous ferons pas...
C'est la nuit, la distance qui nous font vrais...
Au clavier, que l'on joue
Comme si c'était un piano...
On se doit à nos envies, d'être fous
De pousser plus loin, d'aller au bout
De faire comme il fallait, comme il faut....
Je ne dirai pas ce que le vent ramène
Dans le tourbillon qui l'enseigne
L'alcool est de saison
Quand elle paraît si loin, cette maison
Et je fermerai tes paupières
J'éteindrai la flamme de tes yeux
Pour qu'elle brûle à ton enfer
Qui te rime bien mieux
C'était qui dis-moi... Cet inconnu. C'était qui, cet autre moi ? Cette photo que je ne vois plus... C'était qui... C'était quoi votre histoire, Votre vie, Votre mémoire.
C'était qui Maman, Papa ? Toi que je ne sais pas, Toi que je n'ai pas connu,cet illustre inconnu, ce pauvre con que je n'ai jamais su.
Vous étiez un... Fût-il un temps.. Sûrement...
Vous étiez qui ?... Avant ?...
* journal d'une autre dimension *
http://lettresdurien.blogspot.com/2007/06/vous-tiez-qui-avant.html
Surtout des "pas grand-chose" ;
Et il y a du rien,
Brillant d'apothéose ;
Je n'vous demande rien,
Si ce n'est quelques roses
A mettre sur ses reins,
Si jamais on ré-ose ;
La vie sans ecchymose,
Ce n'est pas un bouquin,
Pas même du lactose
A mettre sur ses riens ;
Ce vide m'ankylose ;
J'embrasse sa catin,
Sous sa pluie qui m'arrose ;
M'arrime son grappin ;
A l'aune du matin,
En neige s'y dépose
Son silence enfantin,
Sa folie qui me cause ;
Sûrement qu'à la fin,
Lorgnera la cirrhose,
Ma fiancée du Rien
M'y jettera sa prose ;
Mais qu'importe le vain,
Je serai son osmose,
Ma mariée sans teint
Y trempera sa rose.
http://lettresdurien.blogspot.com/2007/06/eloge-du-nant-saccharose.html
Il y a ces gens sur le bitume
Qui courent la vie, la fortune
Qui fuient la mort pour des prunes
Des gens de rien, oiseaux sans plume
Ca vit la vie sans une tune
Pas un bon-bec au fond des poches
La tête au ciel d’idées fantoches
Infoutue d’en attraper une
Ca donne des cours
Ca se révolte
L’air désinvolte
Et au carrefour
Ca fait demi-tour
Il y a des gens sur ce terre-plein
La tête plein’ de mioches
Emplie de vide et d’un peu rien
Et d’un caillou elle s’amoche…
La vie c’est bien
La vie c’est moche
La vie retient
La vie ça cloche
T’imaginais l’envol
Et t’es resté scotché au sol
Et maintenant….
T’essaies d’enlever la colle
Sur le pointillé
De tes traces
Je t'enlace
Dans le trouble d'une idée
Une mémoire de deux mains
Que j'ai noyée avant hier
En points tissés
A deux égos qui rêvaient de nuages
Plus de place
Dans l'appartement d'un point
Je voyage et me casse
Sur le chemin d'une page
Qui n'a de cesse
Et se ressasse
Derrière les limbes des faux-semblants
Enserre les nimbes des mots amants
La distance des yeux qui se mirent sans se voir
Quand les mots ne trouvent plus
Que les yeux en murs tendresse
Pour s'effondrer dans l'ivresse
D'un hier des rêves déçus
Les lignes cessent s'inscrire
La parure asséchée
Peinte d'idées alcoolisées
De petits points y périrent
Je traînasse
Sur le pointillé
Qui s'efface
http://lettresdurien.blogspot.com/2007/06/point.html
Que la vague d'été
N'est plus et n'a jamais été
Qu'on lui disait amour
C'était en mots jetés
Un peu à l'eau
un peu par d'ssus
Le tout cousu
De rêves déçus
On était à la rime
On s'envoyait à la cime
On aurait dit des mimes
Comme les paroles d'une chanson
On était à la frime
On s'envoyait en l'air
A l'occasion
Pas un kopeck
Pas un centime
Pas un bon-bec
Juste un moment
Un temps infime
On s'écrivait des mots
On croyait que c'était beau
On s'serait dit idiots
Comme les paroles de cette chanson
On était à l'été
On n'était pas futés
Rimes de saison
Pas de Rimmel
Que du ciel
Que du ciel
Juste un instant
Et pas d'raison
On s'est foutu de la rime
On s'est envoyé à la marge
On s'est quitté
On a pleuré
Et l'on a pris le large
Comme à la fin de la chanson
On était l'hiver
Plus de bleu ni de vert
Que du vermillon
Sur les ailes d'un papillon
On l'a envoyé en l'air
A l'occasion
Que de nuits
Que de décades
défaites d'illusion
Pour la finir la chanson
On lui dira un jour
Que la vague d'été
N'est plus et n'a jamais été
Quand on se disait amour
C'était pas toujours
Et même pas
pour un seul jour
On lui dira
Qu'ça valait pas
Même le détour
http://lettresdurien.blogspot.com/2007/06/on-lui-dira.html


