Samedi 23 juin 2007

Parce que

Parce que des falaises
Ne tombera plus rien
Plus d'illusions niaises
Plus de réveils câlins

Parce que nos paupières
Ne se refermeront plus
Sur la promesse mystère
Qui n'éclaire que confus

Parce qu'à nos mains griffées
Du rose couleur déçue
C'est le bleu étalé
Qui nuancent nos culs

Parc'que la vie de si
Est morte un beau matin
Elle se croyait ici
Elle se rêvait demain

Et noyée de whisky
Peinturlurée d'vodka
Elle a crevé l'envie
Et ranimé les rats

Les anges suicidées
Ont sauté d'ici bas
Leurs ailes envolées
Leur ont brisé leurs bras

Les cigognes trop tôt
Auront raison des rêves
D'une maison de mots
D'une idée qui se lève

La mort à l'estomac
D'une poupée qui crève
Son vagin débarras
Du mensonge à ses lèvres
Jeudi 14 juin 2007

A ces instants fragiles.....



Au clavier dont on effleure les touches
Aux larmes qui affleurent avant qu'elle ne se couche
Cette lumière, cette étoile que tu noies
A coups de prières, à coups de caramel-vodka,

A ces instants fragiles qui lorgnent à l'horizon
De tes mains agiles... Qui ne touchent jamais rien
Ce sont les étoiles dans tes yeux prisons
Qui crient dans le néant... la lueur de demain...

Des deux mains... nouées... enlacées... Comme de rien
Quand à tes mots sans glace...
C'est la mélancolie tristesse qui m'embrasse...
Doit-on dire les mots que l'on sait que trop bien...

Sur la frontière dont on ne doit jamais
Franchir le pas
A toutes ces guerres que nous ne nous ferons pas...
C'est la nuit, la distance qui nous font vrais...

Au clavier, que l'on joue
Comme si c'était un piano...
On se doit à nos envies, d'être fous
De pousser plus loin, d'aller au bout
De faire comme il fallait, comme il faut....

Je ne dirai pas ce que le vent ramène
Dans le tourbillon qui l'enseigne
L'alcool est de saison
Quand elle paraît si loin, cette maison
Et je fermerai tes paupières
J'éteindrai la flamme de tes yeux
Pour qu'elle brûle à ton enfer
Qui te rime bien mieux
Mardi 12 juin 2007
C'était qui Papa...dis-moi... "C'est le monsieur qui n'est pas là". Le cadre n'est assez grand... La pellicule a pris le temps.. C'est qui Papa, Maman ?
C'était qui dis-moi... Cet inconnu. C'était qui, cet autre moi ? Cette photo que je ne vois plus... C'était qui... C'était quoi votre histoire, Votre vie, Votre mémoire.

C'était qui Maman, Papa ? Toi que je ne sais pas, Toi que je n'ai pas connu,cet illustre inconnu, ce pauvre con que je n'ai jamais su.

Vous étiez un... Fût-il un temps.. Sûrement...

Vous étiez qui ?... Avant ?...

* journal d'une autre dimension *


http://lettresdurien.blogspot.com/2007/06/vous-tiez-qui-avant.html
Dimanche 10 juin 2007
Et il y a des liens,
Surtout des "pas grand-chose" ;
Et il y a du rien,
Brillant d'apothéose ;

Je n'vous demande rien,
Si ce n'est quelques roses
A mettre sur ses reins,
Si jamais on ré-ose ;

La vie sans ecchymose,
Ce n'est pas un bouquin,
Pas même du lactose
A mettre sur ses riens ;

Ce vide m'ankylose ;
J'embrasse sa catin,
Sous sa pluie qui m'arrose ;
M'arrime son grappin ;

A l'aune du matin,
En neige s'y dépose
Son silence enfantin,
Sa folie qui me cause ;

Sûrement qu'à la fin,
Lorgnera la cirrhose,
Ma fiancée du Rien
M'y jettera sa prose ;

Mais qu'importe le vain,
Je serai son osmose,
Ma mariée sans teint
Y trempera sa rose.

http://lettresdurien.blogspot.com/2007/06/eloge-du-nant-saccharose.html
Vendredi 8 juin 2007

Il y a ces gens sur le bitume

Qui courent la vie, la fortune

Qui fuient la mort pour des prunes

Des gens de rien, oiseaux sans plume

 

Ca vit la vie sans une tune

Pas un bon-bec au fond des poches

La tête au ciel d’idées fantoches

Infoutue d’en attraper une

 

Ca donne des cours

Ca se révolte

L’air désinvolte

Et au carrefour

Ca fait demi-tour

 

Il y a des gens sur ce terre-plein

La tête plein’ de mioches

Emplie de vide et d’un peu rien

Et d’un caillou elle s’amoche…

 

La vie c’est bien

La vie c’est moche

La vie retient

La vie ça cloche

 

T’imaginais l’envol

Et t’es resté scotché au sol

Et maintenant….

T’essaies d’enlever la colle

Jeudi 7 juin 2007
Je voyage sur place
Sur le pointillé
De tes traces

Je t'enlace
Dans le trouble d'une idée
Une mémoire de deux mains
Que j'ai noyée avant hier

En points tissés
A deux égos qui rêvaient de nuages
Plus de place
Dans l'appartement d'un point

Je voyage et me casse
Sur le chemin d'une page
Qui n'a de cesse
Et se ressasse

Derrière les limbes des faux-semblants
Enserre les nimbes des mots amants
La distance des yeux qui se mirent sans se voir

Quand les mots ne trouvent plus
Que les yeux en murs tendresse
Pour s'effondrer dans l'ivresse
D'un hier des rêves déçus

Les lignes cessent s'inscrire
La parure asséchée
Peinte d'idées alcoolisées
De petits points y périrent

Je traînasse
Sur le pointillé
Qui s'efface

http://lettresdurien.blogspot.com/2007/06/point.html
Samedi 2 juin 2007
On lui dira un jour
Que la vague d'été
N'est plus et n'a jamais été
Qu'on lui disait amour
C'était en mots jetés
Un peu à l'eau
un peu par d'ssus
Le tout cousu
De rêves déçus

On était à la rime
On s'envoyait à la cime
On aurait dit des mimes
Comme les paroles d'une chanson

On était à la frime
On s'envoyait en l'air
A l'occasion
Pas un kopeck
Pas un centime
Pas un bon-bec
Juste un moment
Un temps infime

On s'écrivait des mots
On croyait que c'était beau
On s'serait dit idiots
Comme les paroles de cette chanson

On était à l'été
On n'était pas futés
Rimes de saison
Pas de Rimmel
Que du ciel
Que du ciel
Juste un instant
Et pas d'raison

On s'est foutu de la rime
On s'est envoyé à la marge
On s'est quitté
On a pleuré
Et l'on a pris le large
Comme à la fin de la chanson

On était l'hiver
Plus de bleu ni de vert
Que du vermillon
Sur les ailes d'un papillon
On l'a envoyé en l'air
A l'occasion

Que de nuits
Que de décades
défaites d'illusion
Pour la finir la chanson

On lui dira un jour
Que la vague d'été
N'est plus et n'a jamais été
Quand on se disait amour
C'était pas toujours
Et même pas
pour un seul jour

On lui dira
Qu'ça valait pas
Même le détour

http://lettresdurien.blogspot.com/2007/06/on-lui-dira.html

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