Jeudi 26 juillet 2007

Je veux plus rien laisser de côté... Surtout pas toi. On pourra toujours essayer de trouver une raison du comment du pourquoi... On pourra toujours s'essayer à expliquer... Mais des fois, ne faut-il pas en rester là ? Essayer de toucher le bonheur qui rayonne dans tes yeux... On a tellement voulu parfois que l'on s'est fourvoyé. On a trop cherché à ce que la saison reste en été... On a tellement voulu croire à tous ces contes de fées... Que parfois, ne vaut-il pas mieux laisser tomber ? Je dis pas ça parce que je suis désespéré... Non... Justement, si tu savais combien de fois, j'ai retourné les mots, les gestes et les moues... Et je t'avoue que je n'ai rien remonté... Je n'ai rien réglé... On ne repeint pas ce qui c'est passé... On a le droit de le pleurer... Mais on se doit de ne pas regretter... Non... Il ne faut pas...

Car il y d'autres gens, d'autres opportunités sur lesquelles trébucher... Je regarde de nouveau cette photo comme le tableau d'un futur que je passe mon temps à regretter... De l'autre côté du miroir, c'est une autre histoire et le même trottoir où l'on se prend les pieds... C'est pas la même impasse, mais la même résignation pleine d'espoir et de guerre lasse....

Je regarde l'image... Elle a du vent dans ses cheveux et ce sourire qu'elle accroche aux lèvres de ses têtes blondes... C'est sûr... Elle a dû faire un voeu.

3 juillet, une heure du matin...
Dimanche 22 juillet 2007

On n'en sait rien

Comme une nuit qui se couche trop tard,
Comme un soleil qui se lève trop tôt,
Comme les cordes d'une guitare
Qui s'emmêleraient à nos pinceau ;
C'est l'air vif du grand large
Qu'accroche du sel à nos hublots,
Comme un marin avec sa barge
Prendrait la mer dans son rafiot ;

C'est comme ça tous les matins ;
Ca sent l'été quand vient le soir ;
N'en reste rien, c'est du grand art,
Quand vient la brume où trainent les chiens
Ca sonne un peu comme ces chagrins
Qui s'en retournent au coin du feu,
Toutes ces rimes qui ne riment à rien,
Comme cette chanson de nous deux ;

Face au soleil qui ne sert à rien,
A cette nuit qui ne sert qu'à boire,
On dessinera sur le velin,
Derrière le trait, juste pour voir,
Des points de couleurs, même au fusain,
Ca ne servira peut-être à rien,
Ca rallumera peut-être l'espoir...

Et peut-être bien que demain sur le fil de nos voeux
On pourra tendre les mains au ciel
Peut-être même nos yeux
Samedi 14 juillet 2007
Si les maisons n'ont plus de porte
Si les chambres n'ont de fenêtre
C'est l'envie d'un ailleurs
Qui se laisse disparaître

Si les loups, les cohortes
Si les morsures cessent d'être
C'est tes yeux enjôleurs
Aux miens qui s'empêtrent

Si les mains les câlins
Et nos fleurs un peu mortes
C'est que notre soleil incertain
Au crépuscule s'emporte

Il n'y a qu'une douceur qu'on avorte
Quand cette heure tardive
Vient frapper à notre porte
Pour raviver une mer un peu trop forte

Et c'est la route qui s'impasse
Qui regarde ses cartes et passe
Elle croit aux carrefours
Et qu'elle n'a plus de place

Si tes lucarnes sont mouillées
Si nos dés sont pipés
C'est l'opportunité qui trépasse
Et cet espoir de grand soir
Qui se lasse

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