Mercredi 29 novembre 2006
Voilà, j’écris encore à celle qui n’est pas là
Je sais qu’elle ne reviendra pas
Des fois je ne comprends pas pourquoi
A tout ceci je ne m’y fais pas
C’est une question d’années de mois
C’est une question de cœur c’est tout voilà
Je me pose des questions j’y réponds pas
Parce que cette peur, elle est de nouveau là
Je sais, un peu fou, un peu cassé, c’est tout moi
Je voudrais que les gens soient heureux là-bas
Je n’ai pas envie de rentrer chez moi
La tristesse, la solitude sont bien là
Je les connais si bien que je veux qu’elles restent là
Ce sont mes petites femmes à moi
La vie c’est beau et c’est triste à la fois
J’arrive plus à penser que ma vie ne soit pas là
J’en suis là perdu à ces cents vents sans toi
A cette promesse non tenue qui s’en ira
Je sais que ce n’est pas bien de dire tout cela
Parce que mon choix n’implique pas que moi
C’est égoïste, c’est bête ce que je dis là
Je le sais bien. Ne vous en faites pas
Ce ne sont que les palabres d’un petit chat
Mardi 21 novembre 2006
Dans le silence de mes appartements
J'attends
J'attends le retour de la musique
Vraiment
Qu'on me raconte la vie féérique
J'attends
J'attends mon elfe, ce petit être
Pour être
J'attends le retour de Lolita
Mon être
Mon âme, ma petite île à moi
Promettre
Promettre que je serai toujours là
Pour l'être
Oui je sais que ce ne sont que des mots
Peut-être
Mais je sais que ce ne sont pas des maux
A mettre
Alors voilà j'attends là
Et si le vent, je serai là

Mardi 21 novembre 2006

Au crépuscule mon bonheur fade s'achève
Tu es la violence sensuelle dont je rêve
Plante-moi tes pointes acérées sur mon coeur
Arrache-moi langoureusement toutes mes peurs
Quelle élévation de sentir ton poids sur moi
Douce chaleur de chair de sang quand j'entre en toi
Unit nos matières charnelles nos passions
Qui s'expriment avec force d'imagination
Dans les pires tortures vives agréables
De tous les vices amoureux tu es capable
Tes mains parcourent mon dos entier
Quelques douces caressent me font frissonner
L'utime instant se réveille dans un moment
Eclatant et court puis retombe lentement
 
Dans la chambre tiède toute lumière éteinte
Belles courbes cambrées dorment comme une sainte
Alors je remets la suite du bonheur
Dans les voluptés épicées de l'envoûteur
Disparu dans l'épais brouillard de mes pensées
Dénuées de tout sens et de continuité
Le feu réduit en braises et les vives flammes
En tortueuses routes bleues comme une femme
De l'ombre se cambre pour se donner entière
Et tout finit dans les folies les plus fières
Dans lesquelles je m'endors comme un nouveau né
Rappelant les souvenirs d'une volupté
Dimanche 12 novembre 2006
Mes yeux dans ce "je ne sais quoi",
Là où l'on voudrait qu'elle soit,
L'on fait parfois n'importe quoi,
Pour chercher ce "je ne sais quoi";
 
Je ne sais rien, que quelques mots,
Et je ne la vois qu'au travers
D'un échange de quelques maux,
Je ne sais pas ce que j'espère ;
 
Son coeur, Ses yeux, "je ne sais quoi",
Et je ferais n'importe quoi,
Pour chercher ce "je ne sais quoi" ;
"Mon petit coeur rien que pour toi".
Samedi 11 novembre 2006

Encor des lignes, encore ces mots,
Encor ces signes, encor ces photos,
Encore ces films, encore ces maux,
J’ai plus de rime et dehors il fait beau ;
 
T’oublier hier, te revoir demain,
Sucé par ce lierre et voir mon venin
Revenir de là, insane catin,
Mouiller ce blanc drap, pars, vas-t-en, putain !
 
Le futile ne vide que mon membre,
S’en va pleurant dans l’hiver de novembre ;
T’oublier hier, les gens je démembre ;
Te revoir demain, j’attendrai décembre ;
 
Je ne suis plus rien, je ne suis personne ;
J’ai gardé ces riens comme pull d’automne ;
J’entends tes maux en mon cœur résonnent,
J’oublie tes mots au rien m’abandonnent.

Lundi 6 novembre 2006

A cette nuit qui s’en revient comme un couvercle
Je lui ai dit : « demain matin : fin de ce cercle. »
A mon ange mi-démon qu’a laissé sa peine
Dans le lit de notre passion, pas une scène ;

Dans cette nuit qui s’installe comme mon hôte,
Me suis assis, j’ai voulu regarder où mes fautes ;
Est-ce la fumée de ma cigarette grise ?
Est-ce mes pensées contre ce mur qui se brisent ?

T’aurais pu dire : « mais c’est quoi tous ces poèmes ? »
Et je t’aurais dit : « ça, c’est mon cerveau qui saigne… »
Mais je t’aurais dit : « c’est mon petit cœur qui t’aime. »
Et toi, ben t’attends là que la lumière s’éteigne…

Tu peux rester murée dans ce profond silence,
A ressasser l’histoire et vouloir la comprendre,
Tu peux aussi t’en aller, sortir sans défense,
Puis continuer l’histoire, vouloir la reprendre ;

Là, regarde-moi, à quoi crois-tu que je pense ?
Que ma route est finie, qu’il me faut la comprendre ?
Là, regarde-moi, crois-tu que je t’offense ?
Moi, mon amour, ma route, je veux la reprendre ;

Tu peux rester au bord à attendre cet ange
Qui t’emmènerait là où tu rêves d’aller ;
Mais tu resteras là, à attendre, mon ange,
Gabriel est passé, sa main, t’as refusé ;

Eros n’est même pas venu, mon petit cœur,
Il n’était pas même invité à ton orgie
Improvisée, bacchanale de ton malheur ;
Tu n’étais Cupidon que quand t’étais en vie ;

Parle-moi, déprime, parle-moi de folie,
Parle-moi de tes messages, et de celui
Où notre amour d’hier est parti dans l’oubli
Où j’ai cherché en ma mémoire cette vie ;

Cet hier où tu m’as dit : « deux mois de retard »
Cet hier où tu m’as dit : « tu t’en vas, tu t’en fous »
Cet hier où je suis revenu comme un fou ;
Ce demain où la nuit n’est venue que bien tard ;

Et puis ces longues heures de silence à attendre,
Et puis ces blanches minutes à rien comprendre,
Toutes ces secondes égrainées à se pendre
Pour ce déni fatal finalement apprendre ;

Folie, c’était pas moi et tu m’aimais encore
Quand ton ventre rose s’est enflé de cet autre,
Lorsque la nuit a voulu être et pas une autre,
Quand t’as fait de la boue gamine avec mon or ;

Alors pourquoi je pleure mes larmes démentes ?
Ainsi crois-tu que tu t’es seule crucifiée ?
Regarde dans mes yeux la lueur du passé,
Contemple cette plaie réouverte et béante ;

O tu ne peux pas comprendre, mon petit ange,
Mes souvenirs sont trop vieux et ils puent le rance,
Ils sont enterrés sous des tonnes de souffrance,
Dix-sept ans, c’est l’âge pour faire mourir les anges ;

Personne ne peut comprendre ce qui s’est passé,
Là en septembre et avant, en ce mois de mai ;
C’est un peu la même histoire en mars qu’en juillet,
Même envie, même folie, même destinée ;

J’ai mis mon cœur de côté, pour revenir en vie ;
J’aurais aimé garder au secret, dans mes vers,
Notre histoire d’impies, pour elle sous la terre,
Récit d’une vie folle quand même jolie ;

Alors toi qui me parlais d’être schizophrène,
A quoi crois-tu là maintenant et comprends-tu ?
Comprends-tu ces mots, ces maux, ces riens que je tue ?
Est-ce bien folie que d’oublier ce que je traîne ?

Alors tu peux rester à attendre cet ange
Qui t’emmènerait là où tu rêves d’aller ;
Avec ou sans toi, ni toit, je vais m’en aller,
En chemin je parlerai de toi à mon ange.
Jeudi 2 novembre 2006

Tu m’avais rien promis,
Et moi non plus aussi :
La promesse de rien,
L’envie de l’infini ;
 
S’aimer, s’unir, s’haïr :
Non. Simplement venir,
Donner et puis partir :
Oui. Et puis revenir ;
 
Je t’avais rien promis,
Et toi non plus aussi :
L’envie de presque rien,
Promesse d’infini ;
 
A quoi servent les vœux,
Quand ils sont si fragiles,
Autant rester fébrile :
L’éphémère est bien mieux ;
 
On s’était rien promis,
Et c’était bien ainsi :
Juste faire de ce rien
La promesse de sa vie.

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