J'attends
J'attends le retour de la musique
Vraiment
Qu'on me raconte la vie féérique
J'attends
J'attends mon elfe, ce petit être
Pour être
J'attends le retour de Lolita
Mon être
Mon âme, ma petite île à moi
Promettre
Promettre que je serai toujours là
Pour l'être
Oui je sais que ce ne sont que des mots
Peut-être
Mais je sais que ce ne sont pas des maux
A mettre
Alors voilà j'attends là
Et si le vent, je serai là
Au crépuscule mon bonheur fade s'achève
Tu es la violence sensuelle dont je rêve
Plante-moi tes pointes acérées sur mon coeur
Arrache-moi langoureusement toutes mes peurs
Quelle élévation de sentir ton poids sur moi
Douce chaleur de chair de sang quand j'entre en toi
Unit nos matières charnelles nos passions
Qui s'expriment avec force d'imagination
Dans les pires tortures vives agréables
De tous les vices amoureux tu es capable
Tes mains parcourent mon dos entier
Quelques douces caressent me font frissonner
L'utime instant se réveille dans un moment
Eclatant et court puis retombe lentement
Dans la chambre tiède toute lumière éteinte
Belles courbes cambrées dorment comme une sainte
Alors je remets la suite du bonheur
Dans les voluptés épicées de l'envoûteur
Disparu dans l'épais brouillard de mes pensées
Dénuées de tout sens et de continuité
Le feu réduit en braises et les vives flammes
En tortueuses routes bleues comme une femme
De l'ombre se cambre pour se donner entière
Et tout finit dans les folies les plus fières
Dans lesquelles je m'endors comme un nouveau né
Rappelant les souvenirs d'une volupté


