Samedi 14 juillet 2007
Si les maisons n'ont plus de porte
Si les chambres n'ont de fenêtre
C'est l'envie d'un ailleurs
Qui se laisse disparaître

Si les loups, les cohortes
Si les morsures cessent d'être
C'est tes yeux enjôleurs
Aux miens qui s'empêtrent

Si les mains les câlins
Et nos fleurs un peu mortes
C'est que notre soleil incertain
Au crépuscule s'emporte

Il n'y a qu'une douceur qu'on avorte
Quand cette heure tardive
Vient frapper à notre porte
Pour raviver une mer un peu trop forte

Et c'est la route qui s'impasse
Qui regarde ses cartes et passe
Elle croit aux carrefours
Et qu'elle n'a plus de place

Si tes lucarnes sont mouillées
Si nos dés sont pipés
C'est l'opportunité qui trépasse
Et cet espoir de grand soir
Qui se lasse
par Tilou8897 publié dans : Une autre histoire
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