Et mes maux dans tes bras
Et ses eaux qui reviennent
Ta peau terre de Sienne
C’était beau sur tes pas
Les bateaux en ciseaux
Qui l’emportent tout là-bas
Les marmots qui sont là
Dans le creux de nos bras
Et ces vœux qu’on fait pas
Nos yeux rêvent tout bas
C’est si beau quand t’es là
Et ton sein s’emplit d’eaux
Quand t’accroches à mon mât
Et tes mains posées là
Nos demains dans les draps
Le matin qui l’enseigne
Et ma peau qui le saigne
C’est peut-être pas ça
Des sornettes qu’on croit
Et ton corps qui se ploie
Un tableau sans peinture
Les ratures
Sur l’autel des maux
Les rameaux
En suture
Et le cœur en travaux
Las des blessures
Des temps falots
Et l’halo des armures
Qui en sève sans cerveau
Nous murmure très haut
Et tes mots laissés là
C’était juste le vent
Le besoin de tempête
Et la mer en allants
Une envie d’illusion
A nos yeux sans soleil
C’était juste le temps
De nos mains qui se guettent
Pour l’orgie de passion
Une idée que l’on jette
A l’hôtel des raisons
C’était juste un instant
Le temps d’une merveille
Que l’on veille mais qui n’attend…
Et si on oubliait l'été
Un bourgeon qui s'efface
Sur la trace d'une illusion
Une maison pleine de strass
Et la glace de nos raisons
Il n'y a plus de trace
Ni même de saison
De jonquille sur ta place
Pour lasser l'effusion
Qu'importe que j'emplisse
Alors tes alluvions
que je te pousse un lys
En mal d'émotion
Si les morts s'entassent
Au rythme de ces rêves
Qu'aux beaux jours on enlace
Que la nuit nous enlève
Y des fois un peu trop de lumière
Qu'on pourrait se croire l'été
Alors si fois l'on pouvait se refaire
Se défaire des étoiles pleurées
Les sourires d'hier
Qu'on croyait envolés
Reviendront sur nos terres
En nos yeux déposés
http://lettresdurien.blogspot.com/2007/08/et-si-on-oubliait-lt.html
Car il y d'autres gens, d'autres opportunités sur lesquelles trébucher... Je regarde de nouveau cette photo comme le tableau d'un futur que je passe mon temps à regretter... De l'autre côté du miroir, c'est une autre histoire et le même trottoir où l'on se prend les pieds... C'est pas la même impasse, mais la même résignation pleine d'espoir et de guerre lasse....
Je regarde l'image... Elle a du vent dans ses cheveux et ce sourire qu'elle accroche aux lèvres de ses têtes blondes... C'est sûr... Elle a dû faire un voeu.
3 juillet, une heure du matin...
On n'en sait rien
Comme un soleil qui se lève trop tôt,
Comme les cordes d'une guitare
Qui s'emmêleraient à nos pinceau ;
C'est l'air vif du grand large
Qu'accroche du sel à nos hublots,
Comme un marin avec sa barge
Prendrait la mer dans son rafiot ;
C'est comme ça tous les matins ;
Ca sent l'été quand vient le soir ;
N'en reste rien, c'est du grand art,
Quand vient la brume où trainent les chiens
Ca sonne un peu comme ces chagrins
Qui s'en retournent au coin du feu,
Toutes ces rimes qui ne riment à rien,
Comme cette chanson de nous deux ;
Face au soleil qui ne sert à rien,
A cette nuit qui ne sert qu'à boire,
On dessinera sur le velin,
Derrière le trait, juste pour voir,
Des points de couleurs, même au fusain,
Ca ne servira peut-être à rien,
Ca rallumera peut-être l'espoir...
Et peut-être bien que demain sur le fil de nos voeux
On pourra tendre les mains au ciel
Peut-être même nos yeux
Si les chambres n'ont de fenêtre
C'est l'envie d'un ailleurs
Qui se laisse disparaître
Si les loups, les cohortes
Si les morsures cessent d'être
C'est tes yeux enjôleurs
Aux miens qui s'empêtrent
Si les mains les câlins
Et nos fleurs un peu mortes
C'est que notre soleil incertain
Au crépuscule s'emporte
Il n'y a qu'une douceur qu'on avorte
Quand cette heure tardive
Vient frapper à notre porte
Pour raviver une mer un peu trop forte
Et c'est la route qui s'impasse
Qui regarde ses cartes et passe
Elle croit aux carrefours
Et qu'elle n'a plus de place
Si tes lucarnes sont mouillées
Si nos dés sont pipés
C'est l'opportunité qui trépasse
Et cet espoir de grand soir
Qui se lasse
A ces instants fragiles.....
Au clavier dont on effleure les touches
Aux larmes qui affleurent avant qu'elle ne se couche
Cette lumière, cette étoile que tu noies
A coups de prières, à coups de caramel-vodka,
A ces instants fragiles qui lorgnent à l'horizon
De tes mains agiles... Qui ne touchent jamais rien
Ce sont les étoiles dans tes yeux prisons
Qui crient dans le néant... la lueur de demain...
Des deux mains... nouées... enlacées... Comme de rien
Quand à tes mots sans glace...
C'est la mélancolie tristesse qui m'embrasse...
Doit-on dire les mots que l'on sait que trop bien...
Sur la frontière dont on ne doit jamais
Franchir le pas
A toutes ces guerres que nous ne nous ferons pas...
C'est la nuit, la distance qui nous font vrais...
Au clavier, que l'on joue
Comme si c'était un piano...
On se doit à nos envies, d'être fous
De pousser plus loin, d'aller au bout
De faire comme il fallait, comme il faut....
Je ne dirai pas ce que le vent ramène
Dans le tourbillon qui l'enseigne
L'alcool est de saison
Quand elle paraît si loin, cette maison
Et je fermerai tes paupières
J'éteindrai la flamme de tes yeux
Pour qu'elle brûle à ton enfer
Qui te rime bien mieux
De cette mer un peu trop pâle
Quand le vent s'essouffle
Sur la terre qui l'empale
Quand l'été en pente douce
Rayonnait d'une nuit plein d'étoiles
Quand les heures attardées
Enflaient de vices toutes les voiles
C'est l'espace de la mer à la voûte
Quand le navire quitte le port
Qu'il n'y a plus rien dans ses soûtes
Qu'il ne reste plus que des doutes
Quand les mains n'ont plus d'or
Qu'elles sont mouillées de sable
Qu'elles n'enfantent plus le diable
Que le sud ne trouve plus le nord
C'est la pluie qui revient
Un peu plus fort
Avec cette goutte de rien
Pour déborder la plage
...
On fera l'amour demain
Parce qu'aujourd'hui
Bah je n'en sais rien
Ce n'est pas ça que tu m'as dit ?
On fera l'amour demain
Parce qu'hier C'était lundi
Mais tu sais bien
Bah dimanche, on ne fait rien
On fera l'amour demain
Parce que deux mains
Valent qu'une aujourd'hui
Parce qu'hier je t'ai tout dit
On fera l'amour demain
Peut-être que oui
Mais bon je t'ai pas dit
Demain je ne serai plus rien
Fermer la porte
Tomber le rideau
De l'irréel,
Du réel
Du virtuel
J'ai du sel dans mes eaux-fortes
Demain sûrement qu'il te fera beau
Mais voilà
Moi je ne connais qu'aujourd'hui
De tout instant
Même le plus petit
On fera l'amour demain
Mais nous
Nous ne ferons rien
(Lettres du Rien)
Alors, je veux bien comprendre que tu ne veuilles pas tant que je reste là. Comme ça. Je l’entends bien… Mais tu vois, je ne sais pas comment. Moi qui trouve des solutions tout le temps, pour tout le monde, moi qui fais que toutes ces choses si compliquées tournent même si on ne les comprends pas vraiment… Je ne sais pas. J’ai beau tourné et retourné les choses dans tous les sens…. Rien n’en a. Je ne sais plus comment regarder. Je ne sais plus te toucher. Je ne sais plus te respirer. Je ne sais plus te le dire pour te faire succomber.
Et pourtant. Je sais que tout est là… Je sais que ton cœur frémit encore. Je sais que mes mots résonnent encore dans le creux de ton oreille. Je sais. Je le sens. Comme je sens cette résistance. Comme je sens cette peur.
Tu connais cette folie. Tu
Et pourtant. C’est le silence qui gagne. C’est le rien qui m’emporte. C’est la chute qui continue de creuser l’altitude. Tu sais. Mais tu préfères que je fasse. C’est tellement difficile de donner. De s’engager dans une voie dont on ne connaît rien. Ni d’où elle vient, ni où elle va. Mais de s’engager quand même pour voir.
C’est la maladie de ce monde.
"Faut les assurances sinon je n’y vais pas. Faut que tu me guides, sinon je renonce. Et si je fais n’importe quoi, ce n’est pas ma faute… Regarde… J’ai souffert : je me suis cassé un ongle."
http://lettresdurien.blogspot.com/2007/05/je-me-suis-cass-un-ongle.htmlOn ne danse plus le tango
On enlise on sable les châteaux
On cultive les plus beaux râteaux
Ici on a oublié les là-bas
On s'enlace plus de ses bras
On a coulé du plomb à nos pieds
Et puis nos têtes oh... alouette
Ici on a viré toutes les fées
On a fermé toutes les portes
Elles font le trottoir sans papier
Et le vent qui saigne les emporte
Ici le rideau a fait tomber
Les planches, les lumières, la scène
Y a plus de poète au bord de la seine
Les comédiens d'alcool ont sombré
Ici on n'a plus les yeux à ce ciel
On l'a ravagé de soleil
On se conjugue plus au pluriel
On a encollé de miel les abeilles
Ici on s'invente des chansons
Qu'on a écrites sur l'hier
Qu'on ritournelle aux grands fonds
Aux bateaux qui prennent plus la mer
Ici on ne rime plus de mots
On ne danse plus le tango
On enlise on sable les châteaux
On regarde seulement
s'envoler les oiseaux
http://lettresdurien.blogspot.com/2007/05/ici.html
Qu'on connaissait d'avant
Cette ligne aux amants
Aux lustres ordinaires
L'est où cette douane
Qu'incinérait nos âmes
Et cette courbe lame
Qu'on âmait com' des ânes
L'est où cette barrière
Qui nous dit pas je t'aime
Qu'à ce rien qui nous sème
Qui pense à nos arrières
L'est où ce pointillé
Qui crayonnait nos ciels
Cette mer de pluriels
Qu'à deux nous conjuguée
L'est où ce gai marché
Qu'emboîtait nos souliers
Sur la flaque mouillée
Au son de nos archers
Ca sentait les croissants
Sur ce port pain d'épices
Du marshmallow collant
A nos mots qui se glissent
L'est où cet horizon
Qui dessine pastel
Qui te lange pluriel
A ma folle passion
Tu sais ma déraison
Tu sais comment j'hallu
Ton petit bout de cul
Peut-être de saison
http://lettresdurien.blogspot.com/2007/04/vas-comprendre-mes-saison.html


